Qu'est-ce que le bio ?

L'agriculture biologique est un mode de production respectueux de l'environnement, soucieux de préserver les ressources et équilibres naturels, et de protéger la biodiversité. Ainsi, l'agriculture biologique interdit l'utilisation de produits chimiques de synthèse et des OGM (organismes génétiquement modifiés).

 

En fruits et légumes bio, la fertilité de la terre est obtenue selon des méthodes 100 % naturelles, comme la rotation des cultures et l'utilisation de matières organiques naturelles (fumier ou compost).

Pour protéger les cultures de leurs ennemis (ravageurs, maladies, mauvaises herbes), le producteur bio met en place sur ses parcelles ou dans ses vergers, des haies et des nids (maintien des prédateurs naturels, coccinelles, abeilles…).

Il choisit des variétés de plantes adaptées au terroir, pratique un désherbage mécanique ou manuel et respecte le cycle naturel des végétaux.

 

Le mode de production bio permet d'expérimenter des pratiques et des techniques innovantes, respectueuses de l'environnement. Ces méthodes sont de plus en plus reprises en agriculture conventionnelle.

La production de fruits et légumes bio, concrètement

Le producteur de fruits et légumes bio a recours à des pratiques culturales respectueuses de l'environnement. Afin de limiter l'apparition de problèmes nutritifs ou/et sanitaires contre lesquels les moyens d'action sont limités en bio (produits chimiques de synthèse interdits, que ce soit en fertilisation ou en lutte phytosanitaire), la production bio permet et oblige à raisonner les cultures en amont et à privilégier les actions préventives : c'est le principe de la prophylaxie. Le producteur bio est donc très attentif à ses cultures, et à l'évolution de l'environnement proche de ses parcelles et de ses vergers.

 

Les différentes pratiques culturales menées en bio ont deux objectifs principaux

 

maintenir / restaurer la fertilité et l'activité biologique du sol, puisque loin d'être un support inerte, le sol doit être capable de répondre au mieux aux besoins nutritifs de la culture.

protéger les cultures contre leurs ennemis, qu'il s'agisse de ravageurs, de parasites, de maladies ou d'adventices (" mauvaises herbes ").

 

La mise au point par les producteurs biologiques de ces principales techniques de travail du sol (désherbage mécanique ou thermique) et de protection des plantes (lutte biologique, barrières physiques,…) sert de dynamique d'innovation pour l'ensemble de l'agriculture.

 

En ce qui concerne la fertilité du sol et les besoins nutritifs des cultures, le producteur bio a recours aux pratiques suivantes :

 

la rotation des cultures : alternance des cultures concernées avec des cultures de légumineuses, d'engrais verts ou de plantes à enracinement profond.

l'assolement : répartition des cultures sur les parcelles, en tenant compte des besoins des cultures et des caractéristiques pédo-climatiques des parcelles.

l'utilisation de matières organiques naturelles (compostées ou non), de sous-produits d'élevage provenant d'une exploitation conduite selon le mode de production biologique (ex. fumier de ferme) et d'engrais verts,...

 

En ce qui concerne la protection des plantes contre leurs ennemis (parasites, ravageurs, maladies et adventices), le producteur bio a recours aux pratiques suivantes :

 

le respect des saisons et du cycle naturel des végétaux

l'utilisation de variétés adaptées aux terroirs voire naturellement résistantes.

le faux semis : travail du sol provoquant la levée anticipée des adventices, ce qui permet d'épuiser le stock de ces adventices contenues dans le sol.

le désherbage mécanique et/ou manuel

le choix d'un programme de rotation adapté

la lutte biologique. Il s'agit de contrer les ennemis des cultures par la présence d'auxiliaires sur les parcelles. Ces auxiliaires sont des ennemis naturels des parasites, ravageurs et adventices des cultures (ex. coccinelle contre les pucerons). Le producteur bio favorise leur présence en entretenant des haies, des nids (ex. nichoir à mésange), ou encore en cultivant des plantes relais (ex. orge) qui peuvent abriter ces amis des cultures.

l'utilisation d'obstacles physiques contre les ravageurs (filets, etc.).